Déclaration annuelle EGalim : les crèches et EAJE ont jusqu’au 31 mars pour déclarer leurs achats alimentaires
Les gestionnaires de crèches et d’établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE) ont jusqu’au 31 mars 2026 pour effectuer leur déclaration annuelle sur la plateforme « ma cantine », dans le cadre de la loi EGalim.
Cette démarche concerne les données d’achats alimentaires de l’année précédente et participe au suivi national des objectifs d’alimentation durable en restauration collective.
Souvent associée aux cantines scolaires, la loi EGalim concerne également les structures de la petite enfance disposant d’un service de restauration : crèches municipales, privées ou associatives, que les repas soient préparés sur place ou fournis par un prestataire.
Une déclaration obligatoire pour les structures de restauration collective
Chaque année, les gestionnaires doivent renseigner leurs données d’achats alimentaires sur la plateforme « ma cantine » afin de vérifier la conformité de leur établissement avec les objectifs de la loi.
Cette déclaration permet notamment de :
- suivre la part de produits durables et de qualité dans les repas servis,
- mesurer la part de produits issus de l’agriculture biologique,
- évaluer les progrès réalisés dans l’ensemble de la restauration collective.
Pour les gestionnaires de crèches et d’EAJE, cette déclaration est également l’occasion de faire un bilan des pratiques alimentaires de la structure, d’identifier des axes d’amélioration et de valoriser les démarches engagées en faveur d’une alimentation plus saine et plus durable pour les jeunes enfants.
Loi EGalim : quels objectifs pour l’alimentation en restauration collective ?
Adoptée en 2018, la loi EGalim vise à améliorer la qualité des repas servis en restauration collective tout en soutenant une agriculture plus durable.
Plusieurs objectifs structurent cette transformation :
- 50 % de produits durables et de qualité dans les achats alimentaires, dont 20 % issus de l’agriculture biologique (objectif en vigueur depuis 2022)
- 60 % de viandes et poissons durables ou de qualité depuis 2024 (filières labellisées, agriculture biologique, etc.)
- Réduction du gaspillage alimentaire
- Diversification des sources de protéines
- Amélioration de la transparence vis-à-vis des usagers
Ces évolutions concernent l’ensemble des structures de restauration collective, y compris celles accueillant de jeunes enfants en crèche ou en multi-accueil.
Des règles spécifiques pour les établissements accueillant des jeunes enfants
La réglementation prévoit toutefois certaines adaptations pour les structures de la petite enfance.
Contrairement aux cantines scolaires, les crèches ne sont pas soumises à l’obligation de proposer un menu végétarien hebdomadaire.
En revanche, plusieurs mesures visent à protéger la santé des enfants :
- depuis le 1er janvier 2025, les établissements accueillant des enfants de moins de six ans ne doivent plus utiliser de contenants alimentaires en plastique pour la cuisson, la réchauffe ou le service des repas
- les structures doivent informer les familles sur la part de produits durables et biologiques utilisée dans les repas servis.
Ces obligations renforcent l’attention portée à la qualité nutritionnelle et à la sécurité alimentaire dans les EAJE.
Vers une évolution des exigences nutritionnelles en crèche
Le gouvernement a récemment présenté la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC), qui vise à transformer le modèle alimentaire d’ici 2030.
Parmi les orientations envisagées :
- un encadrement plus clair de la qualité nutritionnelle des repas servis dans les établissements de la petite enfance
- un accompagnement des structures pour atteindre les objectifs de la loi EGalim
- un renforcement des pratiques favorisant les produits durables, locaux et biologiques.
Ces évolutions pourraient progressivement renforcer les exigences liées à l’alimentation des jeunes enfants en crèche.
Où en est l’application de la loi EGalim ?
Selon le ministère de l’Agriculture, la campagne de télédéclaration EGalim 2025 (portant sur les achats alimentaires 2024) a couvert près de 40 % des sites de restauration collective en France.
Les résultats montrent que :
- 29,5 % des achats correspondent à des produits durables et de qualité
- 11,8 % des achats sont issus de l’agriculture biologique
- environ 30 % des cantines atteignent les objectifs fixés par la loi
Les établissements de l’enseignement sont aujourd’hui les plus avancés, tandis que les secteurs santé et médico-social restent plus éloignés des objectifs. Aucune donnée spécifique n’est actuellement publiée pour les crèches.
Former les professionnels à l’alimentation du jeune enfant
Au-delà des obligations réglementaires, la qualité de l’alimentation en crèche repose aussi sur les connaissances des professionnels de la petite enfance.
Comprendre les besoins nutritionnels des jeunes enfants, accompagner les comportements alimentaires ou repérer les difficultés liées à l’alimentation sont des compétences essentielles dans l’accompagnement du quotidien.
Pour soutenir les professionnels, Planète Enfance propose notamment des formations dédiées :
- Les fondamentaux de l’alimentation du jeune enfant
- Mieux comprendre les troubles alimentaires du jeune enfant
Ces formations permettent d’approfondir les connaissances sur l’équilibre alimentaire, les besoins nutritionnels et les comportements alimentaires des tout-petits, tout en apportant des outils concrets pour les professionnels travaillant en crèche, micro-crèche ou multi-accueil.




